
Un premier podium pour Rebacca Passler ! Suspendue provisoirement après un contrôle révélé positif au létrozole, la biathlète italienne Rebecca Passler a engagé plusieurs recours successifs, d’abord devant le Tribunal arbitral du sport puis devant la NADAB, l’instance d’appel statuant sur les décisions rendues en matière d’antidopage en Italie. Celle-ci a finalement levé la mesure, permettant à Rebecca Passler de rejoindre ses coéquipières pour cette nouvelle semaine de Jeux Olympiques d'hiver à Milano-Cortina.
L’affaire débute le 2 février 2026, lorsque la biathlète italienne fait l’objet d’une suspension provisoire prononcée par l’l’organisation nationale de lutte contre le dopage (la NADO Italia), à la suite d’un contrôle révélant la présence du létrozole, substance inscrite sur la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA).
Le 6 février 2026, l’athlète de 24 ans a déposé une première requête devant la Chambre Antidopage, une instance du TAS spécialement instituée pour les Jeux Olympiques Milano-Cortina, afin de contester cette décision.
Délocalisée à Milan, cette division est compétente pour statuer rapidement dans le cadre de litiges survenant pendant la période olympique ou dans les dix jours précédant la cérémonie d’ouverture en matière de dopage.
La compétence et les règles applicables de ces deux chambres est déterminée par le Règlement d’arbitrage pour les Jeux olympiques. Celui-ci prévoit à l’article 1 que le TAS est compétent pour se saisir de l’affaire à condition que les voies de recours internes soient épuisées :
« In the case of a request for arbitration against a decision pronounced by the IOC, an NOC, an International Federation or an Organising Committee for the Olympic Games, the claimant must, before filing such request, have exhausted all the internal remedies available to her/him pursuant to the statutes or regulations of the sports body concerned, unless the time needed to exhaust the internal remedies would make the appeal to the CAS Ad Hoc Division ineffective »
Or, en l’espèce, conformément le règlement de la NADO offre la possibilité aux athlètes de contester ses décisions devant la Commission nationale d'appel antidopage (la NADAB) dans un délai de dix jours.
En l’absence d’un tel recours, la Division ad hoc du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a décliné sa compétence pour examiner la requête, sans se prononcer sur le fond du litige.
L’athlète s’est empressé de saisir la Cour nationale d’appel de Nado Italia (la NADAB) dans le délai (n’ayant pas encore expiré, fort heureusement !) pour contester la décision.
Elle soutient que le résultat dit « d’analyse anormal » constituait un cas de contamination croisée due à une exposition non intentionnelle au letrozole. La NADAB considère que ces éléments sont de nature à susciter à première vue des doutes sur la validité de la décision de la NADO et a finalement levé la suspension sur le fondement du fumus boni iuris, inspirée de la jurisprudence européenne.
Dans sa décision, elle a reconnu l’apparente plausibilité d’une prise involontaire ou d’une contamination inconsciente par la substance en question. Rebecca Passler rejoindra donc ses coéquipières italiennes dès lundi aux épreuves des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026.

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