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Alors que la loi du 27 novembre 2015 visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels ainsi qu’à sécuriser leur situation juridique et sociale a permis la création d’un nouveau contrat de travail pour le sportif ou l’entraîneur salarié en France, la situation est toute autre outre-manche. Focus avec Tom Simpson, Senior Associate at Centrefield LLP.
Il n’existe pas de législation spécifique sur les CDD pour le sport professionnel en Angleterre.
Ainsi, ce sont les principes du droit commun du travail anglais qui régissent ces contrats.
Néanmoins, dans certain cas, les fédérations ou ligues sportives peuvent imposer :
et/ou
De plus, dans certains sports (notamment le football et le rugby), il existe un contrat de travail standard pour les joueurs professionnels dont les dispositions sont le résultat de différents accords de négociation collective entre les syndicats de joueurs et les fédérations/ligues (et un joueur ne peut être enregistré auprès des ligues/fédérations, et donc jouer pour son club, que s’il a conclu un tel contrat de travail standard).
Il existe d’importantes différences par rapport au régime sur le CDD sport en France.
Par exemple :
En termes des conséquences indemnitaires de la rupture anticipée d’un CDD, tout dépend des circonstances de la rupture.
La majorité des ruptures anticipées dans le sport découlent des raisons sportives et, dans ces cas, les parties négocient souvent un accord pour mettre fin au CDD ou il peut exister dans le CDD des droits contractuels liés à la résiliation du contrat par une des parties (par exemple, le droit d’un club de rompre le contrat d’un entraîneur contre le versement d’une indemnité).
Lorsqu’un contrat est résilié de manière anticipée en raison du manquement de l’une des parties à ses obligations, ce sont les principes habituels du droit des contrats qui s’appliquent. En règle générale, dans ces cas, le montant de l’indemnité est déterminé par le principe que l’indemnité doit mettre la partie lésée dans la situation financière qui aurait été la sienne si les obligations du contrat avaient été correctement exécutées.
Dans le sport professionnel en Angleterre, il est commun que le contrat de travail standard prévoit que tout litige soit soumis à l’arbitrage, généralement sous les auspices de l’instance sportive dirigeante.
Néanmoins, il est toujours possible pour un joueur/entraîneur de mener une action en justice contre son employeur auprès d’un tribunal de travail (notamment lors de cas de licenciement abusif), qui est une procédure distincte de celle d’arbitrage pour rupture du contrat.
Ce type d’action peut être commencé par un salarié dont le contrat a été abusivement rompu, pourvu que le salarié concerné ait été employé dans le cadre d’un CDD (ou plusieurs CDD) pendant une période continue d’au moins de deux ans pour le même employeur (sauf dans certains cas limités dans lesquels un salarié peut commencer une action en justice sans avoir été embauché de manière continue pendant autant de temps, par exemple, lorsqu’il a été victime de discrimination ou qu’il ait été lanceur d’alerte).
Ces types d’action sont relativement rares dans le sport professionnel en Angleterre en raison de la prédominance de l’arbitrage pour la résolution des litiges (mais il existe des exceptions notables et médiatisées impliquant la rupture de contrat d'entraîneur ou de staff du football).

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